Arthur’s Seat & les Pentlands : envie d’une escapade en pleine nature ?

Plusieurs choix s’offrent à vous à Edinburgh !

Le premier est le plus connu, il s’agit d’Arthur’s Seat en plein cœur de la ville. Il s’agit d’un ancien volcan autrefois présent sur le site d’Edinburgh. Oui oui Edinburgh est construit sur les vestiges d’un volcan !

Son sommet culmine à 251m et il faut 30-45min pour l’atteindre, cette balade jusqu’au sommet peut donc se faire sur un après-midi ou une matinée, il n’y a pas forcément besoin de prévoir la journée pour en faire l’ascension.

Une fois arrivé au sommet vous avez une vue à 360° sur Edinburgh et ses alentours, par temps clair on aperçoit même Bass Rock et North Berwick.

Si vous ne voulez pas faire l’ascension en entier vous pouvez emprunter Queen’s Drive une petite route faisant le tour d’Arthur’s Seat, montant graduellement, elle permet d’admirer la vue (bien moins ouverte certes) et de passer à côté de divers lacs. D’autres chemins sont aussi possibles, notamment celui qui passe le long des Craggs, une arrête rocheuse située en surplomb de la ville.

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La seconde option est en fait une chaine de collines au sud de la ville : les Pentlands. Facilement accessible en transports en communs depuis le centre-ville, il faut néanmoins prévoir une journée sur place ou une grosse demi-journée.

Envie de faire du ski ? Pas de soucis, les Pentlands possèdent une piste artificielle accessible depuis le village de Swanston. Vous trouverez également de charmantes balades à faire, sur terrains plats, aux pieds des collines, longeant les réservoirs ; ou sur les sommets. Le plus haut sommes est « Scald Law », culminant à 579m et le plus bas, « Castlelaw Hill », culmine à 488m d’altitude.

On arrive soit par Balerno (bus 44), ce qui permet d’accéder facilement à divers réservoirs comme le « Harlaw Reservoir ». De ce village on peut également rejoindre un point d’observation de la faune locale ou encore les sommets par divers sentiers. Une carte disponible en ligne ou dans les offices du tourisme indique les différents chemins et lieux d’intérêts ainsi que les sommets, etc…

On peut également arriver par Bonaly (bus 10), pour suivre une petite rivière si on préfère rester dans la partie plate des Pentlands. Dans les parties basses on peut facilement croisés des moutons en liberté.

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Dans tous les cas de nombreuses possibilités s’offrent à vous dans un rayon assez proche du centre-ville si le manque de nature se fait sentir. C’est également une bonne alternative si vous n’avez pas assez de temps pour explorer d’autres parties de l’Écosse.

Summerhall, un complexe culturel à ne pas manquer, mais pas que…

À l’intérieur de cette ancienne école vétérinaire vous trouverez un des plus grands centres d’arts du Royaume-Uni, mais la partie qui m’intéresse ici est la celle qui se trouve au fond de la cour : le Royal Dick bar, la distillerie de gin Pickering et la brasserie Barney’s.

Le bar est nommé en l’honneur du fondateur de l’école de vétérinaire, William Dick (et non en référence à une blague graveleuse !) ; cette école est rapidement devenue la « Royal (Dick) School of Veterinary » plus connue sous le nom de « Dick Vet ».
Le Royal Dick est devenu en peu de temps un endroit incontournable pour les habitants d’Edinburgh tant par son cadre original (tricornes marins accrochés aux murs au côté de masques divers) et chaleureux (canapés plus que moelleux !) que pour la qualité de sa carte. Le gin et la bière sont fait sur place, tout étant servis directement à la pression, gin compris, ce qui est assez rare pour être mentionné !

Si vous y allez, je vous recommande vivement d’essayer le gin « 47 » servi avec du ginger ale à la place d’un tonic classique, ce mélange est vraiment excellent, très parfumé et riche en épices. Ce gin est fait avec la recette originale écrite à Bombay en 1947. Dans ce gin vous trouverez des botaniques classiques pour la confection du gin comme la baie de genièvre, le clou de girofle, et bien d’autres mais dans cette version il y a aussi d’autres épices moins courantes comme la cardamome et cannelle.
Le « Navy Strenght » vaut également la peine d’être gouté, avec un tonic classic pour le coup, par contre il est légèrement plus fort en alcool (57,1%) que les autres gins de Pickering qui sont à 42%.

Summerhall, un complexe culturel à ne pas manquer, mais pas que… 2     Summerhall, un complexe culturel à ne pas manquer, mais pas que… 3

Vous n’êtes pas trop gin et préférez la bière ? Pas de problème essayez la Barney’s, une bière issue d’une micro brasserie ouverte en 2010, elle déménaga à Summerhall en 2012. Ce choix était tout naturel puisque la première activité connue sur l’emplacement de l’actuel bâtiment était une brasserie, ouverte dans les années 1710, elle resta en activité pendant plus de 200. Ce site étant ainsi la plus vieille brasserie d’Édimbourg avec un fonctionnement ininterrompu.
Ils brassent des bières classiques mais ont également des éditions limitées assez fréquemment. Quatre bières font parties du cœur de la brasserie : une IPA (« Volcano IPA », 5%), une ambré (« Red Rye », 4,5%), une brune (« Capital Porter », 5%) et une blonde (« Extra Pale Ale », 4%). Chacune a ses traits de caractères propres étant donné qu’elles sont issues des quatre grandes familles de bière (pour vulgariser). Celle que je préfère reste la « Capital Porter », mais j’ai de manière générale une préférence pour les porters et stouts. En ce qui concerne les éditions limitées j’ai pu en gouter quelques unes comme la « Mount Fuji » (4%), bière blonde aromatisée au thé jasmin ou encore la « Vital Juice » (3,8%) une autre IPA.

Les deux lieux de productions – distillerie et brasserie – se visitent, n’hésitez donc pas à les visiter. Depuis cette année la brasserie est également ouverte à l’année, avant ça il fallait attendre le mois d’août et le Festival/Fringe pour la visiter.
J’ai visité la distillerie et je dois bien avouée que la visite est extrêmement intéressante, avec un gin tonic offert en début de visite dans le bar, la visite commence ensuite à proprement parler avec un résumé historique de la production du gin au cours des siècles, puis se poursuit avec le processus détaillé de fabrication et l’histoire derrière Pickering et se termine avec une dégustation des différents gins fabriqués sur place dans l’espace boutique (évidemment !).
Lorsque l’on vient visiter l’Écosse on est tenté de rapporter du whisky, je vous conseille plutôt de ramener du gin, de Pickering ou un autre produit en Écosse. En effet les whiskies écossais se trouvent assez facilement dans les grandes surfaces françaises et à moindre coup. Achetez une bouteille de whisky seulement si vous êtes certains qu’il n’est pas commercialisé en France comme le Blair Atholl, par exemple (excellent par ailleurs). À l’inverse, la mauvaise réputation du gin lui colle encore à la peau et c’est bien dommage. Il existe aujourd’hui une multitude de micro distilleries qui produisent des gins d’excellentes qualités avec des botaniques aussi variées et innovants que l’algue, l’ortie, la menthe, et bien d’autres (http://ginsofscotland.co.uk/50-scottish-gins-to-try-before-you-die/ : pour avoir une idée de la diversité de la production écossaise). Alors plus questions d’hésiter !

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Les deux proposent une visite à £10/ personne. Pour plus d’informations vous trouverez les liens ci-dessous pour avoir les horaires et jours de visites :
– Barney’s : https://www.barneysbeer.co.uk/tours/
– Pickering : https://shop.pickeringsgin.com/pages/distillery-tours

Les marches du Scotsman

Les marches du Scotsman sont une œuvre d’art de Martin Reed datant de 2010, l’œuvre a été commandité par la Fruitmarket Gallery, une galerie d’art bien connue à Edinburgh, se situant aux pieds de l’escalier.

Cette volée de marches est intéressante dans le sens où chacune des 104 marches est réalisée dans un marbre différent, avec des couleurs et motifs propres à chacun. Les marbres ont étés sélectionnés dans les carrières les plus prestigieuses du monde, ils viennent d’Italie, d’Inde, de Belgique ou encore du Brésil.

Avant d’être transformé en œuvre d’art, cet escalier faisait parti des bureaux du Scotsman, le journal d’Edinburgh. Des fenêtres aujourd’hui bouchées, mais encore visibles dans la cage d’escalier, permettaient aux passants l’empruntant d’acheté leur journal encore chaud à peine sorti des presses. Il s’agit par ailleurs du plus long escalier descendant du Royal Mile.

Il marque la jonction symbolique entre Old Town et New Town, puisque depuis 1899 il permet de rejoindre New Town et la gare de Waverley lorsqu’on se trouve sur North Bridge et le Royal Mile, le cœur d’Old Town, et inversement. Aujourd’hui les bureaux du Scotsman ont étés transformés en hôtel du même nom, situé sur North Bridge. Il s’agit d’ailleurs d’un bâtiment imposant et majestueux qui rappelle le passé glorieux de ce journal, il vaut bien un coup d’œil.

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Le Royal Botanic Garden

Il me semble normal de commencer cette série de présentation de différents lieux culturels, événements historiques et lieux de divertissement en tout genre par mon endroit préféré à Edinburgh, j’ai nommé le Jardin Botanique.

Je trouve ce lieu paisible et agréable, je vais toujours dans ce jardin quand j’ai besoin de faire une pause et de me ressourcer. Le cadre est agréable, bucolique et les écureuils ne gâchent rien à l’ensemble ! De plus mon obsession pour la photographe florale est en effervescence dans ce lieu !

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Le jardin botanique est situé à Stockbridge un ancien village voisin d’Edinburgh englouti par l’expansion de la ville au fil du temps.

Le jardin en lui-même est constitué de deux éléments : le parc arboré et fleuri et les serres.

Fun fact : le jardin botanique d’Edinburgh est le second plus ancien de Grande-Bretagne après celui d’Oxford ! Il trouve son origine en 1670, il était alors situé à côté du palais d’Holyrood. Après plusieurs déménagements il s’installe définitivement à son emplacement actuel en 1820. La première serre – la palmeraie tropicale – est ajoutée en 1834, elle abrite le plus vieux palmier de la ville, âgé de 200 ans !

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Il y a 10 serres abritant des climats variés s’inspirant des différentes zones sur Terre. Ainsi on retrouve une serre dédiée aux milieux humides rappelant la forêt Amazonienne avec de  nombreuses orchidées, une autre est peuplées de fougères géantes nous présentant ce qu’était notre planète durant l’ère des dinosaures, une autre regroupe des plantes vivants dans les milieux arides comme les cactus, une autre possède des plantes de zones montagneuses tropicales et ainsi de suite.

Le Royal Botanic Garden 3 Le Royal Botanic Garden 2 Le Royal Botanic Garden

En ce qui concerne la partie extérieure du jardin, plusieurs micros jardins ont également été reproduits comme le jardin chinois, le « Rock Garden » regroupant des plantes alpines, un jardin potager et un jardin reproduisant un paysage des Highlands.

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Le jardin et les serres sont ouverts toute l’année. L’accès au jardin est gratuit cependant si vous souhaitez visiter les serres un droit d’entrée de £6,50 est nécessaire. Pour moi cette dépense vaut vraiment le coup, au regard de la qualité cette somme n’est pas très élevée. Par contre si vous voulez avoir un aperçu des lieux sans visiter la totalité des serres, deux sont accessibles gratuitement.